Cette écume des jours est une déferlante de couleurs. La mise en scène et le choix des costumes captent tellement l'attention qu'il n'y a plus beaucoup de place pour le texte et la belle énergie
des acteurs. Pour du Boris Vian, C'est dommage.
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Néammoins ce spectacle rencontre beaucoup de succès, pour d'autres avis n'hésitez pas à consulter :
Le metteur en scène Benedetti rend captivante la pièce de Tchekov "la Mouette".
Décor et costumes minimalistes, tout repose sur le jeu des acteurs qui lancent leur texte à toute vitesse, limpide. Chaque personnage est à nu, la transmission de leurs émotions est sans
barrières dans leur course aux sentiments impossibles et destructeurs.
Le spectacteur est partie intégrante du spectacle sans aucune intervention que celle des acteurs qui par la simplicité des effets l'emmènent comme témoin sans paroles dans ce drame.
Tous les acteurs sont justes, impeccablement installé dans leur rôle.
Quel dommage que cette pièce ne joue pas plus longtemps.
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Benedetti a acquis une salle de Théâtre, qui est aujourd'hui en danger car menacé de ne plus recevoir de subventions alors qu'elle a participé à l'éclosion de plusieurs auteurs
contemporains. Je vous laisse découvrir l'article de Fabienne Darge du "monde" qui décrit bien les difficultés de cette salle : link
"Christian Benedetti va-t-il devoir se résigner à abandonner son théâtre ? Le metteur en scène affronte des difficultés pour faire vivre ce lieu qu'il a ouvert en 1997, dans un ancien
entrepôt de vin d'Alfortville (Val-de-Marne) dont il a conservé la beauté brute pour en faire une salle en pointe sur les écritures contemporaines, sous le patronage de l'auteur britannique
Edward Bond. En 2007, il a dû racheter les murs, avec la promesse du ministère d'une aide supplémentaire qui n'est pas venue. Aujourd'hui, le budget annuel - 400 000 euros, dont 140 000 alloués
par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), le reste étant assuré par la ville d'Alfortville et le département du Val-de-Marne - ne permet plus de dégager de marge. Le département
et la ville se sont engagés à augmenter leurs aides, mais la DRAC refuse tout effort supplémentaire. Elle a proposé de transformer le théâtre en salle de répétition."
Comment parler d'un spectacle que l'on a beaucoup aimé sans rien révéler pour que la magie reste présente pour le futur spectateur?
Comment parler de cette poésie, de ces acrobaties inattendues... talents insoupçonnés de Jacques Gamblin ??
Comment parler de cette dynamique douce, tendre et pleine d'humour pour évoquer des sujets pas si drôles???
C'est difficile vraiment difficile alors je vais juste dire que "le coeur" est au centre de cette histoire et que lorsque l'on ressort du spectacle : "tout est normal" excepté " que notre
coeur scintille.
La scène s'ouvre sur une salle de Cinéma d'autrefois, les sièges sont en bois, le sol jaune , la lumière filtrée .... Bory et Charansol entrent et font revivre les années Godard, Bergman,
Belmondo, Delon , Bourvil ... leurs critiques des années 70 au sein de l'émission "le Masque et la plume"
Qu'est-ce qu'un bon film ? On se pose la question face au combat de mots mêlés d'amitiés entre les deux hommes où les envolées de Bory n'ont d'égal que les emportements et la de mauvaise foi
jubilatoire de Charansol.
La mise en scène de François Morel est truffé d'interventions drôles: D'insolentes petites images viennent illustrer une critique... Bory et Charansol s'amuse à caricaturer Alain Delon...
Avoir vu les films évoqués est un plus au mieux ils vous donnent envie de les voir ou pas !
Si vous avez envie d'un théâtre à domicile, n'hésitez pas à visionner "Le Moche" de Marius von Mayenburg mise en scène Jacque Osinski avec Frédéric Cherboeuf, Delphine
Cogniard, Jérôme Kircher, Alexandre Steiger tourné au Théâtre du Rond Point. Un bijou de l'absurde.
"Dans Le Moche, un employé modèle, d’une laideur exceptionnelle, se fait opérer le visage. Doté dès lors d’une beauté supérieure, il est envié au point de voir son entourage se faire
opérer. Tous, autour de lui, portent bientôt sa figure dupliquée..."
Une femme seule sur scène attends que nous nous installions. Les lumières faiblissent, elle prend la parole en sortant 3, 4 cahiers,
elle a l'air habité cette femme,
elle raconte avec obsession son attente...
Son attente du retour de Robert L, déporté politique dans les camps.
Elle vous balance ses sentiments comme un tremblement de terre.
Les secousses sismiques reviennent régulièrement, de plus en plus fortes.
Elle n'abandonne pas, elle interroge, elle doute, elle matérialise les revenants, ces fantômes d'espoir qui ont peut-être aperçu Robert L ...
On la suit crescendo dans cet amour indestructible malgré le temps qui passe et l'image de la mort qui la frôle à chaque minute.
On la suit jusqu'au bout de son combat.
Les trois mots de la fin sont comme une déflagration qui balaye toutes vos incertitudes sur la force d'aimer.
Cette pièce est une des plus émouvantes que j'ai pu voir.
Dominique Blanc, sous la direction de Patrice Chéreau et thierry Thieû Niang, interprète de manière saisissante ce texte malheureusement toujours aussi moderne.
Pour continuer à lutter contre les disparitions et agir en faveur des droits de l'homme, Dominique Blanc a d'ailleurs consacré une représentation exceptionnelle le samedi 4 octobre 2009 à
17h en faveur de la FIDH, organisation de défense des droits de l'homme.
Pour plus de renseignements, Le blog de la FIDH : informer pour garder les yeux ouverts :link
Un petit bijou de l'absurde qui se joue lundi 14 mars au théâtre de l'Européen.
"Lancé à corps perdu dans la quête de l'idiotie absolue, L'oiseau bleu tisse un univers sans queue ni tête afin de sauver l'humanité par le rire."
En 2002, il rencontre Edouard Baer avec lequel il participera au Grand Mezze, à son film Akoibon, puis au spectacle «
La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti », music-hall délirant dans lequel il incarne le personnage de l’Oiseau Bleu à la Cigale puis aux Folies-Bergères.
Comédien déjanté, chanteur polyvalent (féru de punk, ragga et de chanson française),l'oiseau bleu va tenter de sauver la Suisse attaquée par une armée de chômeurs dirigé par l'immonde Chasla sur
la scène de l'Européen."
Il était une fois une jeune fille de 17 ans prénommée Marie qui vivait
auprès de sa mère (hystérique) de son père (qui ne crie pas) de sa grand mère (zigouillée) et se demandait si la vie valait d'être vécue ? Marie va fuguer pour partir en quête d'une réponse
...
Pierre Notte (moi aussi je suis Catherine Deneuve Molière 2006), met en scène dans un décor épuré, 5 excellentes comédiennes
pour interpréter une multitude de personnages hauts en couleurs. Il reste fidèle à son humour et son écriture décalée pour traiter des thèmes de l'éclatement familial, du mal être adolescent
en parodiant Maria Rilke Rainer, Ibsen,en revisitant l'imaginaire et les ambiances des contes nordiques.
Les Sea Girls fêtent la fin du monde. C’est absurde ! Elles sont absurdes. Déraisonnables. Démentes, détraquées même ! Mais qu’elles sont drôles ! Pour leur nouveau
spectacle, Les Sea Girls sont absolument restées fidèles à elles mêmes... en pire. Elles se demandent si la fin du monde n’est pas proche alors elles s’adaptent et comptent bien en profiter.
Quand elles chantent Trompe-la-mort, Noël sous le sapin, Pin-up, J’aime les hommes ou L’Andalouse ça grince
un peu et la soirée devient explosive !"